|
D'amour et de raison
Société agraire contre exploitation touristique.
Patiente obstination contre ludique insouciance. Tradition héritée du passé contre sophistication moderne. Ces oppositions caricaturales traduisent mal la complexité des utilisations de l'espace montagnard par l'homme. En constante évolution, la montagne alpine est le lieu d'un précieux et fragile équilibre, fruit d'un mariage d'amour et de raison entre élément naturel et projet humain. Dans la montagne alpine se sont succédées diverses phases dont les témoignages restent inscrits sur le terrain : la gestion individuelle traditionnaliste, la gestion collective agraire, l'initiative artisanale et industrielle, la prolifération résidentielle diffuse, l'urbanisation citadine en haute montagne.
La trame la plus ancienne correspond à l'agriculture traditionnelle. Cette trame,qui a connu son apogée en 1850, a très largement couvert tout l'espace montagnard, depuis le fond des vallèes jusqu'à l'alpage.
Des initiatives artisanales et industrielles ont pris le relais. Il faut cependant différencier l'artisanat et l'industrie traditionnelle, qui n'ont que peu marqué le paysage, de l'industrie lourde qui a engendré des infrastructures particulièrement spectaculaires : barrages, conduites forcées, usines et bâtiments industriels, voies de communication, cités ouvrières. Enfin, l'urbanisation récente a pris deux formes différentes. Tout d'abord, celle d'une urbanisation diffuse, d'un essaimage de maisons isolées sur un territoire rural, qui forme peu à peu des cercles concentriques autour d'un noyau urbain qui est aussi, bien souvent lieu de travail. Ensuite, celle apparue avec les projets touristiques conçus pour répondre à l'engouement pour la pratique des sports d'hiver et qui trouve son point culminant avec la création de véritables antennes urbaines en haute montagne que sont les stations intégrées. Ce que vous trouverez aussi dans ce module de la Galerie Eurêka:
|