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Vent |
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Les vents les plus rapides sont enregistrés lors des cyclone ou des tornades. Les cyclones sont les phénomènes météorologiques les plus paroxysmiques : ils générent les vents les plus violents connus et les précipitations les plus importantes (Hugo : 17 km3 d'eau de pluie en 24 heures sur la Guadeloupe). Un cyclone est au départ une simple perturbation nuageuse. Avec une mer a plus de 26”C sur une vaste zone, une dépression qui provoque des mouvements convergents de l'air, des vents constants en altitude, cette perturbation se transforme en catastrophe. La vapeur d'eau qui s'élève de la mer est le moteur de ce cyclone (qui ne s'enfonce donc pas à l'intérieur des terres), la convection de l'air assure les mouvements verticaux : l'air qui monte en altitude se refroidit, formant des nuages puissants de type cumulo-nimbus. Plus la différence entre haute et basse pression (le gradient) est importante, plus la force du vent est importante. Le mouvement tourbillonnaire de l'air autour de la basse pression est donné par la rotation de la terre (force de Coriolis). En haute altitude, une zone à forte divergence permet l'évacuation du flux d'air vertical. Le cyclone est donc un tourbillon de nuages de plusieurs centaines de km de rayon dont le sommet peut culminer a 20km. Les nuages s'enroulent autour de l'Ļil dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphere sud et inversement dans l'hémisphere nord. La force du vent dépend de l'éloignement de l'Ļil du cyclone : au centre, le temps est calme, les vents et les pluies atteignent leur paroxysme dans une couronne de 20 a 30 km, c'est le mur du cyclone; a 100 km du centre, la force du vent a diminué de moitié. Mais le vent et la pluie ne sont pas les seuls éléments destructeurs : le cyclone s'accompagne d'une importante baisse de pression, qui entraine une élévation des eaux : l'onde de tempête. Les vents provoquent une houle de tempête qui peut dépasser 10 m et être active sur plusieurs centaines de km. La conjonction des 2 est dévastatrice : cette houle balaye tout et laboure la surface du sol... La prévision de plus en plus performante des cyclones, ainsi que la surveillance de leur trajectoire permet de les rendre moins meurtriers en alertant les populations à temps.
Les tornades ce sont des tourbillons de vents ascendants, formant un cône nuageux renversé en forme d'entonnoir, sortant de la base d'un cumulo-nimbus. Ce cône est constitué de vapeur et de gouttelettes d'eau provenant du nuage. Quand le tourbillon parvient à mi distance entre le nuage et la surface du sol, un effet de succion intense et localisé se produit.. il génère un "buisson" en soulevant du matériel du sol. Quand le buisson et le tourbillon se rejoignent, ils forment un tube tres mince, et très dangeureux. En France les tornades les plus violentes ont permis d'enregistrer des vents de 300 a 400 km/h... Mais se sont des vitesses estimées, car aucun appareil de mesure ne résiste. Les régions Centre ouest, Nord et Languedoc sont plus affectées que le reste de la France : la saison la plus propice s'étale de mai a septembre (mais surtout juin et aout), et les heures les plus favorables sont 16 et 17 heures... la rugosité du sol, liée aux constructions ou à la végétation diminue l'intensité des tornades (les grandes villes sont a l'abri de ces phénomènes). Le caractère tres localisé et bref des tornades exclut leur prévision, tout comme les risques d'orage et de tempêtes.
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