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Les risques sismiques majeurs sont localisés aux frontières des plaques, dans les zones de convergence (subduction ou collision) ou sur les failles transformantes ( les plaques coulissent l'une contre l'autre). Dans ces zones, les roches sont soumises à des contraintes très importantes, qu'elles emmagasinent pendant des dizaines d'années. Lorsque celles ci dépassent la résistance des roches, se produit une fracture dans un point appelé "foyer". La secousse provoque un point d'onde qui se propage rapidement dans toutes les directions : c'est le séisme. Les séismes sont redoutables car ils frappent sans prévenir, sont rapides, et ont des conséquences difficilement prévisibles.
Quelques catastrophes récentes : Kobe (Japon) : le 17 janvier 1995; magnitude 6.9; épicentre à 20 km de la ville; destruction de 200 000 maisons. Northridge (Etats Unis) : le 17 janvier 1994; magnitude 6.8; épicentre à 20 km, 3.5 millions de personnes sinistrées. En France, la sismicite est faible grâce à l'éloignement des zones de fractures : la tectonique est le résultat de jeu complexe de "micro-plaques" (corso-sarde ou iberique). Les instruments de mesure sismique enregistrent en France environ 600 séismes par an, dont seulement une quinzaine est ressentie par les populations. On peut définir 3 grandes provinces sismiques françaises : les Pyrenées, les Alpes-Méditerrannée (essentiellement Savoie, Dauphiné et Queyras), l'Alsace. Par contre le risque sismique aux Antilles est assez élevé : six seismes d'une magnitude supérieure à 7 ont été ressentis depuis 1727 (séisme qui atteignit 9 de magnitude)
Prévision : Les tremblements de terre sont très difficilement prévisibles à court terme, car les signes avant coureurs sont très nombreux : secousses, déformations du sol, modification des champs électriques et magnétiques terrestres, variations du niveau de l'eau dans les puits, émissions de radon, de gaz carbonique et d'autres gaz le long des fractures. Malheureusement ces phénomènes peuvent se produire en dehors de toute activite sismique et n'ont jamais été enregistrés ensemble, de faŤon précise avant un événement majeur. L'évacuation des populations est donc difficilement gérable (risque de fausses alertes). La prévision a long terme est au contraire indispensable (analyse de la sismicite historique, de la sismicite instrumentale, identification des failles actives sur le terrain). Il faut localiser et quantifier les risques pour affiner les zonages et mieux comprendre leur déclenchement.
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