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Le risque est un danger éventuel plus ou moins prévisible dans une aire non délimitée d'une durée indéterminée. La catastrophe est un accident violent qui met en cause l'équilibre de l'environnement ou, selon H. Tazieff "phénomene naturel d'une intensité exceptionnelle entrainant de multiples effets dévastateurs sur les milieux naturels et sur les êtres vivants". La mémoire des catastrophes est un instrument de la prévision du risque. Mais la notion de risque naturel est un abus de langage : le risque est toujours lié à la présence de l'homme, pas à la nature elle même. De même, l'appréhension du risque dépend de la société... Ce qui est menacé dans un pays peut ne pas l'être dans un autre en voie de développement où une autre menace sera jugée plus grave (la famine est plus préoccupante qu'un glissement de terrain) La notion de sécurité est née avec la Déclaration des droits de l'homme en 1789, au même titre que Liberte et Propriété... Le risque apparait dès ce moment intolérable et la société va tenter alors de faire reculer les facteurs d'insécurité. Le rapport à la catastrophe des populations évolue parallèlement : on évoquait autrefois l'origine divine. Toute catastrophe aujourd'hui réclame son coupable et n'est jamais purement naturelle, on va chercher la faute chez les élus... c'est ce qui motive les politiques d'aménagement du territoire. La connaissance des risques est nécessaire pour les prévoir... et la prévision aide à la prévention. La mise en place d'un système de surveillance et d'une cartographie du champs d'action des phénomenes naturels permet de prevoir les secours éventuels, la reconstruction et de prendre en compte le comportement des hommes. Les études sur les risques naturels sont pourtant difficiles : les pressions émotionnelles sont fortes sur les témoins des catastrophes et les données ne sont pas fiables dans le temps. Malgré la floraison des investigations depuis la création des Décennies Internationales de Prévention des Catastrophes Naturelles (1990-2000), l'impact des phénomenes naturels s'accroit encore. C'est ce bilan qui amène a penser que le développement sera ralenti si les états ne font pas de la réduction des risques naturels un projet de leur plan de développement. |