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Les terroirs d'Apremont La vigne est cultivée à Apremont depuis très longtemps, bien avant l'écroulement du Granier. Mais elle a pris de l'ampleur après l'éboulement. Les terres "chahutées" par l'éboulement ne sont cultivées que 2 siècles après, à partir du XVème... Les terres deviennent communaux cultifs. Avant, les terres de l'éboulement, longtemps innocupées étaient "maudites" : leur nom vient de leur histoire : abymes de myans = zone "abymées" |
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C'est un paysage chaotique, boursouflé qui a fait dire à l'anglais Murchinson "j'ai vu un peu partout dans le monde votre Chamonix et ses glaciers, mais je n'ai rencontré vos Abymes nulle part" Actuellement la vigne recouvre près de 245 ha. En 1877 elle représentait 280 ha, ce qui est la quasi-totalité de l'éboulis sur Apremont Le terrain pierreux et en pente des mollards des Abymes une fois épierré mais bordé de "murgers" et de brousailles se prêtent à la culture de la vigne, alors que les autres terres sont plus propices aux labours et au fauchage. Les anciens viticulteurs ont su utiliser les terres caillouteuses du cataclysme de 1242 : les terrains caillouteux calcaires disposés en coteaux qui offrent une bonne exposition solaire et limitent l'infiltration font de ce terroir un vignoble de qualité (cépage = jacquère ou "plant des abymes") Mais actuellement la vigne est devenue monoculture : les vignobles ont colonisés ces terrains plats et ne sont plus cantonnés que dans les abymes où les exploitations étaient petites et génées par les gros blocs. |