Le Massif de Chartreuse

La géologie du Granier

Le paysage avant le glissement

Le déroulement de l'événement

Etude de la coulée

 

ÉTAPE 1

Au pied de la falaise calcaire se trouve des éboulis et des blocs venus d'éboulements postérieurs au retrait des glaciers. Le glacier appuyait sur le massif, son départ a du faire subir à la falaise un mouvement de "détente" importante qui a provoqué des éboulements dont on n'a plus trace aujourd'hui.

ÉTAPE 2

Des blocs se détachent de la falaise urgonienne. Ils viennent chuter sur l'éboulis déjà existant. La cause de ce départ est incertaine : la masse de calcaire urgonien est extrêmement faillée. Y-a-t-il eu un séisme ? Est ce a cause d'une importante infiltration d'eau ? On ne peut qu'estimer la masse de rochers qui s'est détachée : de 1 a 9 millions de m3

ÉTAPE 3

Le choc des blocs déclenche le glissement... la masse marneuse se met en route, empruntant les vallons existants. Sous la falaise de calcaire urgonien se trouve en effet le banc de marnes de Narbonne qui sert de lubrifiant au glissement. Le pendage des couches est de 12¡ vers l'est, vers la vallée ce qui explique le sens de la coulée. Mr Nicoud estime qu'au bout de 200 mètres, les marnes se sont transformées, faisant de ce glissement une coulée de boue : c'est ce qui explique son étalement.

 

ÉTAPE 3 BIS

La coulée boueuse, relativement fluide s'écoule loin dans la vallée... recouvrant Saint André, Les Marches, Chacuzard et débordant Myans. Les dernières données font état de 32 km2 de surface, représentant 2 km de large sur 10 km de long. Le volume parti estimé est de 500 millions de m3. La masse s'écoule entre les drumlins de la vallée, nivellant certaine dépression (celle de Myans), passant sur certaines collines morrainiques (comme celle de Sologe, une partie de la colline des Marches, de Myans)

 

ÉTAPE 3 TER

On peut penser que la catastrophe s'est déroulée sur un temps très court, surprenant les habitants, et que l'ampleur de la masse en mouvement a provoqué un seisme local.