Plusieurs dates furent assignées à la catastrophe.

 

•Platina, Sabellicus et Gioffredo affirment que la catastrophe a eu lieu peu après la mort d'Honorius III (arrivée en 1227) ; ce que Jacques-Philippe de Bergame traduit par l'an 1228, et Simon Majoli, par l'an 1230 environ.

•Plusieurs historiens et chroniqueurs Chartreux, tels que Dorlande, dom Bohic et Trombi la placent sous le gouvernement de Martin, élu XIeme Prieur Général des Chartreux donc entre 1234 et 1242, traduit vers l'an 1241 par les chroniqueurs de cet ordre tels Rollewinck, dom Molin, dom Levasseur, dom Le Coulteux, Trithème, Palmieri et Génebrard.

•Hartman Schedell, auteur de la chronique de Nuremberg parait la placer entre 1240 et 1250.

•Le procès-verbal d'une visite pastorale faite aux Marches le 20 juin 1684, dit que la catastrophe eut lieu le 7 des Calendes de Décembre (25 novembre) 1247.

 

•Mathieu Paris, Spondanus et la plupart des auteurs modernes fixent la date du 24 novembre pour les uns et 25 novembre 1248 pour les autres tout comme le Pouillé et Thomassin.

•La chronique des Dominicains et ceux qui l'ont suivie : Pierre II de Tarentaise, Thomassin une fois encore, Fodéré, Picquet et Ménétrier la fixent la veille de la Sainte Catherine (24 novembre) 1249 de même qu'Etienne de Bourbon mais sans indication de jour.

•Nicolas Triveth fixe la date de la catastrophe en 1250, tandis que le Père Gonon la situe vers 1251.

•A force d'investigations et de recoupements, deux dates semblent s'imposer celle de 1248 et celle de 1249.

 

Au Moyen-âge : une autre façon de compter et de commencer les années.

•Au Moyen-âge, la manière de commencer l'année chrétienne fut loin d'être uniforme. Elle variait assez souvent d'un peuple, d'un siècle, d'un pays à l'autre.

•Tandis que les uns la commençaient au premier jour de l'année solaire (le 1er janvier) " suivant la tradition des Romains et la coutume assez ordinaire de l'Eglise ", ou au 25 décembre, jour de la nativité de Jésus Christ, les autres la commençaient soit au jour de Pâques, ordinairement peu éloignée du 25 mars soit même au 1er mars.

•En Savoie et dans quelques pays voisins, à la différence du Dauphiné, il était d'usage assez fréquent, dès le XIIeme siècle de commencer l'année au 1e janvier suivant Le Coulteux ou mieux au 25 décembre précédent, suivant Cibrario.

•En fixant la date de la catastrophe au VIII des Calendes de Décembre (24 novembre) 1248, Mathieu Paris a soin d'affirmer que la lune avait alors 4 jours, suivant le comput du calendrier : on sait que, à cause de l'imperfection du calendrier, il peut y avoir une différence d'un ou deux jours entre l'âge réel de la lune et l'âge que lui donne le calendrier.

 

La date retenue.

Pour l'abbé Trépied, malgré la diversité des dates énoncées, la catastrophe du Granier a vraisemblablement eu lieu le 24 novembre 1248, donnant ainsi raison au chroniqueur Mathieu Paris confirmée par ailleurs par le Pouillé de 1497 et divers documents des archives de l'évêché de Grenoble entièrement étrangers et inconnus de l'historien anglais.